Pourquoi ai-je autant de mal à finir des livres sur le développement personnel …

Voilà une grande question !

Depuis des mois, je commence des bouquins ultra plébiscités par les lecteurs sur le développement personnel : Où tu vas tu es du Dr Jon Kabat-Zinn, Le Pouvoir du Moment Présent d’Eckart Tolle, La Voie du Sentir de Luis Ansa … Et le constat reste le même : à un moment mon opinion diverge et il m’est compliqué de finir le livre.

Je n’abandonne pas pour autant, je continue à petite dose, tranquillement, mais j’ai un mal fou à les finir !

Et systématiquement, je me bloque lorsqu’on me parle de “dualité”. Quand on m’explique que mon mental me veut du mal et que mon être est la seule source de vrai bonheur dans ma vie. En déplaise à beaucoup, je ne suis pas d’accord ! Je ne considère pas qu’il y ait de petites et de grandes joies. Pour moi il y a de la joie partout, à nous la percevoir et de l’apprécier à sa juste valeur.

L’une des plus grandes étapes de mon passage de l’auto-destruction à l’auto-guérison, à consisté à me rendre compte que je n’étais qu’une. Qu’il n’y avait pas de dualité en moi. Qu’il n’y avait pas une gentille et une mauvaise personne à l’intérieur. Que j’avais simplement à faire la paix avec mes différentes facettes, pour que ça aille mieux.

Cela ne règle pas tout, mais c’est un début, un début très important dans la compréhension et l’acceptation de soi.

Nous sommes des êtres complexes, remplies d’émotions et pétries d’ancrages dus à notre éducation, la société, nos parents, nos expériences … Et on ne peut pas simplement nous dire que tout cela est mauvais et que cela nous veut du mal.

En revanche, il nous faut trier les ancrages positifs, des ancrages négatifs et se débarrasser de ces derniers. Se débarrasser de l’idée que nous sommes moins bien que les autres, ou meilleur ! Que nous n’avons pas de créativité, où beaucoup trop timidité, que l’on doit réagir de telle manière face à telle situation car on nous l’a appris.

Il nous faut retravailler nos ancrages et en faire de meilleurs, de plus bons, de plus justes pour nous, mais pas tout mettre à la poubelle. Il nous faut prendre conscience qu’en effet, vivre constamment le passé ou le futur est néfaste pour notre évolution, car cela nous fait vivre des émotions négatives et inexistantes. Mais nous n’avons pour autant pas à rejeter notre histoire et notre avenir, comme si cela n’existait pas.

Nous devons comprendre ce qui nous compose et l’accepter. C’est le début du changement.

Et surtout, par la méditation et l’écoute de soi, nous devons faire du transpersonnel. C’est-à-dire comprendre que tout est Un. Que nous sommes tous liés les uns aux autres. Que toute vie autour de nous est une partie de nous.

Mais pour comprendre ça, il ne sert à rien de le lire. Il faut le vivre. Le vivre à travers nos sensations, nos perceptions, grâce à des pratiques corporelles, la méditation, la contemplation de ce qui nous entoure.

Et alors tout s’aligne, tout devient évident : le respect de l’autre et de soi est omniprésent.

Quand il m’arrive de tuer malencontreusement un insecte, que je vois une animal décédé sur la route ou qu’une plante se meurt, je demande pardon et paix. Car c’est une évidence : nos vies d’être-humain ne valent pas plus qu’une autre.

C’est d’ailleurs ainsi que s’est réglée ma peur phobique des araignées … J’avais carrément des crises de panique et il m’était impossible de rester dans une pièce avec l’une de ces petites bêtes. Mais aujourd’hui, je les respecte et les regarde avec amour, car tout a sa place autour de nous.

Pour moi, “atteindre l’éveil” ne consiste pas simplement à regarder son nombril et bosser sur son mental. Il nous faut une vraie prise de conscience sur le fait que nous sommes un Tout.

Car même si pour aimer les autres, il faut commencer par s’aimer soi, il nous faut aller au delà de ça.

Quand nous avons conscience que tout n’est qu’Un, notre égo disparaît tout simplement. Nous n’avons plus besoin de faire mieux que les autres ou différemment, nous n’avons plus besoin de nous prouver quoique ce soit, car tout est aligné.

La vraie difficulté réside dans le fait de ne jamais oublier cela. Mais il ne sert à rien pour autant de se forcer : toujours faire de son mieux, voilà ce que prône l’un des accords toltèques de Don Miguel Ruiz. Et c’est ce vers quoi nous devons tendre, car ainsi la culpabilité disparaît. Nous devons tous faire de notre mieux, pour être plus vertueux, plus équilibrés, plus sereins. Et pour moi, cela passe par notre capacité à ressentir que tout est en connexion.

Il nous faut prendre conscience de l’Univers et du fait que nous sommes un microcosme à l’intérieur de celui-ci. Un microcosme à part entière c’est une évidence, mais sans lequel il manque une partie de cet Univers global.

L’observation de soi est hyper importante pour se connaître et se comprendre, mais refouler des choses, prendre de la distance avec des événements, se concentrer uniquement sur soi n’est à mon sens pas la solution.

Apprenons plutôt à ouvrir notre troisième oeil grâce à des ponts qui font le lien entre Nous et le Tout. Choisissez une pratique corporelle : le Yoga, le Qi Gong, le Taï Chi, le Shindaï-Do … Contemplez le monde autour de vous, la nature, les autres, sans jugement. Méditez et ressentez ; ressentez les forces brutes et sages qui nous entourent, asseyez-vous auprès d’un arbre et soyez conscient de la vie qu’il vous transmet. Devenez doués d’empathie et surtout d’un amour inconditionnel pour le vivant.

Mais n’essayez plus de vous dompter, sous prétexte qu’une partie à l’intérieur de vous est négative …

Pour aller plus loin je vous invite à vous pencher sur le livre Les Quatres Accords Toltèques de Don Miguel Ruiz, à lire cet article sur l’Art de la Contemplation ou encore à revoir le film Avatar de James Cameron avec un nouvel oeil … 🙂

Faites des massages énergétiques, des soins, des thérapies corporelles et aller dans des groupes de méditation, explorez tout ça, pour prendre conscience de ce qui vous entoure !

2019-03-22T13:59:34+00:00

2 Commentaires

  1. Ornella 25/03/2019 à 8 h 42 min - Répondre

    Ouvrir le Troisième Oeil à tout prix n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux. Sachant qu’il va augmenter le phénomène de projection de soi « je voudrais », « je me verrais » « je serais » au conditionnel. Il faut qu’il soit ouvert oui mais en collaboration avec les chakras bas de l’action selon moi. Quand j’étais plus jeune, j’étais obsédée à l’idée d’ouvrir uniquement mon troisième oeil. Résultat, mes chakras racine et sacré étaient comme inexistants. Comme s’ils ne fonctionnaient pas. Et puis j’ai un mental qui force trop et c ‘est notamment dû à mon troisième oeil assez ouvert.

    • Héloïse 26/03/2019 à 11 h 21 min - Répondre

      Je suis tout à fait d’accord ! Il n’est en effet pas question d’ouvrir tout azimut ses perceptions, mais bien de les développer avec justesse et conscience 🙂

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